L'ÉGLISE PAROISSIALE :

Notre - Dame  du Bon - Secours

L'église est construite à l'emplacement d'une chapelle bâtie vers le milieu du XVIIème siècle, et dédiée à Notre Dame du Bon Secours. L'édifice était entouré d'un cimetière dont les reliques furent transférées à partir de 1863 vers le cimetière actuel.

La première pierre est bénie le 5 mai 1873 et c'est l'architecte du viaduc de Morlaix, Edmond Puyo qui est chargé de dresser les plans et de suivre les travaux exécutés par Jean-Marie Morgant, entrepreneur à Saint-Pol-de-Léon.

L'édifice est consacré le 5 août 1874, et dedié à la Bienheureuse Vierge Marie.

Le clocher a été construit en 1889 par Jean-Louis Le Naour, entrepreneur à Quimper et auteur de 64 "clochers à jours" dont ceux de Molène en 1881 et de Ouessant en 1889.

L'église abrite l'étole dite de Paul-Aurélien ainsi qu'une très belle statue de Notre Dame de Pénity, en pierre de Kersanton, polychrome datée du XVème siècle.

Étole de Paul Aurélien

 

Bien que la tradition attribue cette étole à Paul-Aurélien, il plus probable que le précieux tissu, utilisé pour la confectionner, ait recouvert ou entouré les reliques du saint. En effet, les analyses permettent de dater ce tissu oriental au VIIIème siècle.

La présence d'un tel tissu peut surprendre. Mais la constitution de trésors d'églises par l'accumulation d'oeuvres précieuses dédiées au culte, fut l'un des faits spirituels et artistiques les plus importants du Moyen Âge occidental. Les tissus dans ces trésors sont attestés dès le Vème siècle.  Émerveillant les fidèles par leur aspect chatoyant, ces tissus orientaux offerts par de puissants personnages, enrichissaient les trésors et contribuaient à renforcer la vénération des reliques. Ces tissus, dont il ne reste que très peu d'exemplaires, provenaient de l'Empire Byzantin, des régions allant de la Perse à la Turquie.

L'étole de Paul-Aurélien est composée de deux tissus différents, mais probablement de la même époque. Le premier, visible aux deux extrémités, est un genre de damassé de soie rouge à motif de palmes ou de plumes. Le second, est un tissu samite tissé d'une soie très forte et présentant des fragments d'un dessin se répétant uniformément. Pour obtenir le dessin complet il faut juxtaposer, l'une au dessus de l'autre les deux extrémités de l'étole. On peut y reconnaître comme motif deux chasseurs se faisant face à face. Chacun porte un faucon sur le poing. Entre les pieds des chevaux, on voit courir des chiens ou des lions. Le motif a été directement tissé au métier et souligné par quelques points de broderie.

Cette étole a été classée au titre des Monuments Historiques dès 1898.

GladEnez

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